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Saint Cyr et sainte Julitte, saint Roch

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Saint Cyr et Sainte Julitte, fêtés le 16 juin

Il y avait à Tarse (Turquie), dit sa légende, un juge (ou un empereur) nommé Alexandre dont tout le bonheur était de condamner les chrétiens à mort et un petit garçon de cinq (ou trois) ans, nommé Cyr, qui voulait absolument être martyr.
Ce jour-là, qui était jour d’audience publique, Cyr se rend au tribunal où l’on veut forcer sa mère Julitte à sacrifier aux dieux païens. Il se glisse furtivement sur l’estrade et vient embrasser par derrière Alexandre, lui criant dans le cou et aux oreilles : "Je suis chrétien, moi aussi je suis chrétien !".
On imagine l’ahurissement du juge sur son siège et la joie des assistants. Il ne fallut pas moins d’une demi-heure pour réduire l’enfant au silence. Plus on courait après lui, plus il s’écriait qu’il était chrétien. Agile comme un chat, il se faufilait sous les meubles, se cachait derrière les statues, toujours criant : "Je suis chrétien !"
Ce fut finalement le juge qui le rattrapa et qui, fou de rage, prit l’enfant par une jambe et lui fracassa la tête contre la muraille.

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fresque extérieure de l’église copte de Villejuif

Dans sa "Légende dorée", Jacques de Voragine situent ce martyre de l’enfant et de sa mère vers l’an 230. Rapprochant le nom de Cyr du latin quiriles, siège, il introduit son récit en écrivant : Cyr "fut le siège de Dieu parce que Dieu habitait en lui : car la grâce suppléa en lui ce que l’âge lui déniait."

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Sur un pilier du bas-côté sud, une plaque commémorative relate l’arrivée, en 1535, dans l’église de Villejuif, des reliques de saint Cyr, sainte Julitte et saint Roch.
La scie qui, avec l’auréole, permet d’identifier St Cyr à la droite du Christ mort, évoque une autre représentation de son martyre, illustrant un jeu de mots approximatif très commun sur Cyr/Scie : le saint aurait été scié en deux par ses bourreaux.

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les reliques de St Cyr et Ste Julitte
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On notera que la belle marqueterie au pied du maître-autel, qui vient d’être restaurée en ce mois de novembre 2017, associe elle aussi l’enfant (SC = Saint Cyr) et sa mère (SJ = Sainte Julitte).

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Saint Roch, fêté le 16 août

Né et mort à Montpellier dans la première partie du XIVème s., saint Roch est depuis longtemps vénéré à Villejuif, aux côtés de saint Cyr et sainte Julitte.
Dans le bas-côté Nord, à gauche du chœur, une chapelle lui est d’ailleurs dédiée avec, au-dessus de l’autel, dans une niche, une statue en bois de St Roch et de son chien et, au-dessus de cet ensemble, "l’intercession de saint Roch", une toile (copie ancienne d’une œuvre de Rubens) représentant saint Roch, entouré du Christ et d’un ange, et imploré par un groupe de pèlerins atteints de la peste.

Vers l’âge de vingt ans, ayant perdu ses parents, Roch partit pour Rome en pèlerinage, non sans avoir distribué aux pauvres une partie de ses biens.

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En cours de route il s’arrêtait là où quelque épidémie sévissait, y soignant les malades et souvent les guérissant par le signe de la croix. Il séjourna plusieurs années à Rome, puis décida de revenir en France liquider le reste de sa fortune.
En cours de route il fut atteint de la peste et se réfugia, non loin de Plaisance, dans une forêt pour ne contaminer personne. Il y serait mort de faim sans un bon chien qui venait, chaque matin, lui porter un pain dérobé à la table de son maître. Celui-ci, intrigué par cette bête qui volait avec tant de régularité, la suivit dans la forêt. Il y trouva le malade, devint son ami et apprit de lui à améliorer sa conduite.
Montpellier était en proie à la guerre civile, quand Roch, rendu méconnaissable après toutes ses pénitences, y arriva. Pris pour un insurgé, il fut jeté en prison. On l’y oublia. Il y mourut de misère au bout de cinq ans.

Pour avoir soigné les pestiférés, St Roch est souvent invoqué à Villejuif par les malades du cancer et leurs familles, ainsi que par tous ceux qui fréquentent l’un ou l’autre des trois hôpitaux de notre Commune.

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relique de St Roch
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